Cheick Tidiane Seck "Tribute to Randy Weston" feat. Archie Shepp

1re partie : Arnaud Dolmen

jeudi 5 septembre 20h00

Salle des concerts - Cité de la musique

Placement libre
Plein tarif : 30 € / Tarif réduit : 25€

Randy Weston laisse derrière lui un héritage transatlantique entre jazz et traditions afro-maghrébines, une musique célébrée par l’Ambassadeur Cheick Tidiane Seck et notre héros free, Archie Shepp. Le batteur guadeloupéen Arnaud Dolmen ouvre la soirée en quartet, sur un répertoire d’influences gwokas et new-yorkaises.

Randy Weston, mort à Brooklyn le 1er septembre 2018 à l’âge de 92 ans, s’est forgé son identité stylistique à travers un rapport extrêmement fort aux musiques africaines. Ayant vécu plusieurs années au Maroc, il a été l’un des premiers à jouer avec des musiciens gnawas, avant de vivre une existence presque itinérante, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Un géant dans tous les sens du terme, musicalement et physiquement : sur scène, il enveloppait de son imposante carrure tout le clavier du piano – ce piano qu’il frappait avec la même vigueur que Thelonious Monk, sa première véritable influence – et aura donné des concerts jusqu’à l’automne de sa vie. C’est cette ouverture sur le monde que célébrera Cheick Tidiane Seck. Depuis ses débuts avec le Super Rail Band de Bamako, le pianiste malien est devenu un véritable ambassadeur des musiques subsahariennes, enregistrant notamment en duo avec Hank Jones. Le jazz est donc sa deuxième langue maternelle et son association avec Archie Shepp, légende vivante du free, semble toute naturelle pour porter haut la musique libre et intemporelle de Randy Weston.

Première partie : Arnaud Dolmen
Il a su s’imposer ces dernières années comme un batteur essentiel de la nouvelle scène parisienne, aussi à l’aise dans les répertoires caribéens que dans l’expression la plus moderne du jazz. Le guadeloupéen Arnaud Dolmen, qui a rejoint la capitale métropolitaine il y a maintenant dix ans, est un sideman très prisé : de Mario Canonge à Naissam Jalal en passant par Jowee Omicil et Jacques Schwarz-Bart. Avec Tonbé Levé (2017), à la tête d’un quartet de haut vol, il a également prouvé qu’il était un compositeur de talent, et notamment d’élégantes ballades, à l’image de « Tèt Kolé ». C’est donc avec impatience que l’on découvrira la suite de ce répertoire, entre influences gwokas et new-yorkaises.