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Festival Jazz à la Villette du 30 août au 11 septembre 2016

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Lee Fields / Malted Milk & Toni Green / Gabriel Garzón-Montano

Jazz à la Villette Soul Revue

Assis / Debout - Placement libre - places assises non garanties

Plein tarif : 26 €
Tarif réduit : 24 €
Tarif jeunes - 26 ans : 22 €
Formule festival : 22 €




1/ Gabriel Garzón-Montano
Il serait facile et réducteur de parler de lui comme d’un « James Blake soul ». La formule aurait du chien : elle suggérerait son goût pour les grooves hypnotiques, son côté alchimiste des sons synthétiques, sa propension à pousser sa voix dans des hauteurs séraphiques, mais elle gommerait les mille et une facettes d’un Franco-Colombien de Brooklyn qui doit autant à Prince et Stevie Wonder qu’à J Dilla et Gil Scott-Heron. Auteur l’an dernier d’un premier EP renversant (Bishouné: Alma del Huila), Gabriel Garzón-Montano a réussi à se former un cercle d’admirateurs cinq étoiles en un temps record : Lenny Kravitz ou encore Drake sont tombés raides dingues de son r’n’b futuriste et faussement minimaliste. Et ce n’est qu’un début : le garçon a plus d’un tube DIY dans son sac.

2/ Malted Milk & Toni Green
A peine plus d’une année qu’ils jouent ensemble et déjà la sensation de se connaître depuis toujours : la rencontre entre Toni Green et Malted Milk a la saveur de l’évidence. Il faut dire que la diva soul de Memphis et le groupe de funk hexagonal n’aiment pas faire les choses à moitié : ils prennent un malin plaisir à se pousser l’un l’autre dans de fertiles retranchements. Ex-choriste d’Al Green ou d’Isaac Hays, Toni Green a la voix qui (c)hante chaque mot comme si c’était le dernier : avec elle, la soul devient un engagement de chaque instant. Effarante machine à groove, Malted Milk n’a pas son pareil pour faire chauffer une scène. Imprenable citadelle du rhythm’n’blues, « Green Milk » est une promesse, celle d’en voir (et d’en entendre) de toutes les couleurs.

3/ Lee Fields
C’est peu dire que Lee Fields transpire la soul et la sincérité par tous les pores. Longtemps resté dans l’ombre de James Brown, ce petit géant de la Great Black Music a connu un succès tardif. C’est après plus de trente ans d’arpentage de scène(s) que ce natif de Caroline du Nord a explosé au grand jour : Problems (2002) puis In My World (2009) ont participé à asseoir sa légende. Depuis, cet inépuisable sexagénaire fricote autant avec le DJ populaire Martin Solveig qu’avec le rockeur abrasif des Black Keys, Dan Auerbach. Dans tous les contextes, Lee Fields trimbale sa classe folle et sa voix déchirante. Passer une soirée avec lui et son combo The Expressions, c’est expérimenter tout l’arc-en-ciel des émotions, de l’exaltation la moins feinte à la plus profonde mélancolie.

Affiche Jazz à la Villette 2015